mardi 20 novembre 2007

La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (6ème Partie)

Ces deux messieurs, Ali Ben Khlifa et Ali Chérif n'ont pu être fusillés; ils sont à 40 kilomètres de Sfax où ils consultent évidemment les Arabes de la plaine. Ali-Chérif est un ancien artilleur du Bey ; on disait à Tunis qu'il avait été à l'Ecole Polytechnique, alors qu’il n'était qu'un modeste artilleur arabe ignorant, mais très chatouilleux de l'indépendance des Tunisiens.

A Sfax, il était commandant de place et, comme tel, préposé à la manœuvre des vieux canons, quand le gouverneur lui signifia la traité du Bardo. Il refusa d'abord d'y croire, puis il organisa la révolte méthodiquement et patiemment.
La ville de Sfax a d'autant mieux mérité son châtiment exemplaire qu'elle a bien étudié son affaire avant de s'y lancer.

Il a été a trouvé plusieurs fusils Martini déchargés dans les rues, et un fusil Gras et même un capitaine du 93ème fouillant une maison tomba sur un Turque qu’il mit au mur et fusilla.

Le nombre élevé de tués et le manque de purifiants fait craindre que le séjour des cadavres sous une couche de terre trop légère n'apporte aux troupes des émanations dangereuses.

Le soldat n'a que le strict biscuit pour se sustenter jusqu'à présent, un peu de viande de temps en temps, et les adoucissements que les "mercanti" accourus en troupes serrées vendent horriblement cher.

Le malin serait le Parisien qui partirait aujourd'hui ou dans huit jours de Marseille, avec un navire chargé de conserves, de vin, de cognac, de saucisson, de harengs, de café et d'appareils à fabriquer la glace : il ferait fortune en quinze jours au détriment de tous les mercantis sans sou ni maille, qui ne vendent que d'horribles drogues et des viandes pourries.

Deux jours après la prise de Sfax, le cuirassé l'Alma compte toujours à son bord une centaine de réfugiés, hommes, femmes et enfants, qui redescendront à terre le 3ème jour.
Les femmes étaient couchées d'un côté avec les enfants, les hommes de l'autre et, pendant quelques jours, avant l'arrivée du gros de l'escadre, ils ont un peu vécu de pain et d'eau claire.
Maintenant le spectacle était curieux et triste à voir. Les souffrances sont oubliées de tous, et chacun va essayer de se remettre au travail. Cependant, la sécurité n'eut pas grande, il faut que les six bataillons qui sont à Sfax restent à Sfax, et opèrent des mouvements en rase campagne, à dix kilomètres autour de Sfax.

Ces hommes, aujourd'hui complétés au nombre de trois mille environ, sont trop précieux pour qu'on les envoie à Gabès. Si l'escadre va à Gabès, comme cela est dicté par les nécessités d'une répression exemplaire, l'amiral Garnault aura bien assez de ses douze cents marins des compagnies de débarquement, protégés, jusqu'à l'arrivée de troupes fraîches, tirées de France, par les canonnières des escadres.

Telle a été la prise de Sfax. Les Arabes sont vraiment naïfs! Ils n'ont jamais voulu croire, dans l’intérieur, à la prise de Sfax. Dans Kairouan même, ville sainte, où est enterré le barbier du Prophète, les marabouts la nient, se basant sur ceci qu'un projectile ne peut porter à plus de deux mille mètres, et que la rade de Sfax est inabordable pour nos gros cuirassés.

Certains auteurs n’hésitent pas à évoquer que la prise de Sfax a été un souvenir dramatique gravé dans les Bibelots du Pillage dont la population Sfaxienne a été victime.

L'historien Français "Martel" a écrit : "Les valeureux chevaliers du Cheikh se sont opposés avec bravoure a l'armée française qui était bien plus supérieure avec ses canons et ses armes l'obligeant a se cacher dans les casernas et les Bateaux de guerres 15 jours de suite.....et sans la fin des munitions et des renforts Français, Sfax et ses environs auraient pu être une grande tombe pour les soldats Français"Apres la Bataille de Sfax, Le Vieux Ali Ben Khalifa s’est trouvé gravement blessé a la Jambe et comme même, il est reparti défendre Gabès.
Le courage est insuffisant contre la technologie et la force des Canons, Ben Khalifa perdra encore cette bataille mais continuera sa révolte à partir de la Tripolitaine et infligera beaucoup de dégâts à l’armée française mais surtout il ancrera le sang de la révolte dans les générations qui viennent après.




lundi 19 novembre 2007

MTV se lance dans le monde arabe!!


La chaîne musicale américaine MTV a lancé dimanche à Dubaï sa déclinaison pour le monde arabe, MTV Arabia, espérant ainsi profiter de l'appétance toujours plus grande pour la culture occidentale. La chaîne, qui proposera des vidéo-clips, des émissions musicales et des programmes internationaux, assure qu'elle essaiera de respecter les cultures locales, en espérant ne pas diluer sa marque. MTV se lance surtout sur un marché porteur, puisque deux-tiers de la population au Moyen-Orient est âgée de moins de trente ans, et très compétitif, avec une cinquantaine de chaînes déjà existantes.
Elle propose les programmes musicaux et de divertissements de sa maison mere americain, en langue anglaise, et sous titré en arabe. Elle souhaite cependant mettre en avant les cultures hip hop et rnb arabes, totalement absentes des nombreuses chaines musicales arabes deja existante
Pour visiter son site officiel ici

Cela se passe dans un hammam

Cela se passe dans un hammam.

Quelques hommes discutent quand tout à coup un portable se met à sonner.

- Allo, chéri, tu es au hammam ?
- Oui, ma chérie
- Chéri, tu ne vas pas me croire, je suis devant un magasin de fourrures, aie, aie, aie, le magasiiiin... Chéri, ils ont un vison....Maaaaagnifique, de toute beauté, à un priiiiiix... Incroyable...
- Combien le vison, ma chérie ?
- Donné, mon amour, donné... 7000 Euros... Tu te rends compte ?
- Mais tu en as déjà des manteaux ma chérie !
- S'il te plait, chéri, il est vraiment... Supeeeeeerbe !
- OK, OK... vas-y, achète-le, ton vison !
- Oh, merci mon amour, dis, je ne veux pas t'embêter, mais tu sais, en passant devant le concessionnaire Mercedes tout à l'heure, j'ai vu leur dernier coupé... Il est booooooo ! Magnifiiiique... En plus, j'ai parlé au vendeur, celui en exposition est tout neeeeuf, intérieur cuiiir, peinture dorée... Je ne veux pas abuser de ta gentillesse, mais qu'en penses-tuuuu ?
- Chérie, tu exagères, on a déjà des voitures !
- Tu m'avais promis un jour qu'on aurait un coupéééé !
- Combien, la voiture, ma chérie ?
- Tu ne vas pas me croire, mon chéri, ils nous la laissent à seulement 100 000 Euros, avec toutes les options !!!
- Bon, OK, OK, on a de l'argent, vas-y... Prend-la ta voiture !
- Mon amour, je t'aime, c'est merveilleux la vie avec toi ! Dis, j'abuse, mais tu te souviens de notre petit voyage sur la cote d'azur ? Tu te rappelles la maison avec la piscine, le tennis, tu sais qu'elle est en vente ? Je l'ai vue en passant devant l'agence ! Et si on l'achetait pour avoir un pied-à-terre dans le sud ?
- J'y avais pensé déjà, oui. Tu me dis qu'elle est en vente?
-C'est vrai, chéri, tu y as pensé ? Je peux vraiment aller à l'agence ? Tu sais, elle n'est vraiment pas très chère, et quelle claaaasse !
- Combien elle vaut ?
- Ils l'ont affichée à 4,2 millions, mon amour !
- Bon, tu y vas, de toute façon, j'ai de l'argent, autant le dépenser... Mais pas plus de 4 millions !
- Mon amour, c'est le plus beau jour de ma vie ! Tu es merveilleux, je t'aime, vivement ce soir !
- A ce soir, ma chérie...

Le gars raccroche, lève la main et crie :
- IL EST A QUI, CE PORTABLE ?

La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (5ème Partie)

Plus tard, sous un vieux porche, eu lieu le conseil des notables, présidé par un lieutenant-colonel, entouré de trente officiers. Les notables ont obtenu l'Aman et ont traité sur l'Alma avec Djellouli, le Gouverneur Beylical, qu'ils avaient expulsé. Il a été entendu qu'ayant toute discussion, ils s'en iraient aux quatre coins de la ville, par deux ou trois, criant à leurs coreligionnaires qu'il y avait trêve et qu'ils pouvaient sortir des caves sans danger pour leur vie.

Il faut dire qu'un avis semblable, lu par des interprètes, n'avait produit aucun effet. Les officiers donnent à chaque notable une garde de quatre hommes, et voilà nos gens partis, criant en arabe et invitant leurs compatriotes à sortir de terre.
Aussitôt, par dix et par quinze, les Arabes se dénichent. Plus d'un jeune troupier demeure stupéfait, et songe au nombre incalculable de coups de fusil qui pouvaient encore sortir des caves.

Tout ce monde avait passé quatre jours sans manger ni boire, ce qui n'est pas excessif pour un Arabe qui fait la guerre sainte. Mais ils ne s'en jetaient pas moins avec avidité sur les tasses d'eau que les soldats leur apportaient.
Ces soldats sont ainsi faits : après avoir fusillé avec rage pendant la lutte, ils s'empressent autour des blessés qui sortent de leurs repaires sur la foi des traités.

Il est probable que le général Logerot viendra, à Sfax prochainement, pour se rendre compte de la situation et décider certaines mesures d'occupation.
Les troupes vont occuper la ligne d'enceinte de la ville, vont faire éclater les canons dont les insurgés se servaient, raser les murailles, trop élevées, et attendre que les Sfaxiens viennent relever leurs maisons, si tel est leur bon plaisir.

D'indemnités, il n'on sera accordé qu'à la condition de les prendre sur les Arabes ; aussi la contribution de guerre qui sera imposée sera-t-elle probablement considérable. Avec l'argent, ou compensera les pertes que le bombardement et les autres faits de guerre auront fait subir aux Européens.
(plus tard, la ville de Sfax, a été imposée pour dix millions de piastres soit environ six millions de franc !!!)

Un seul navire de guerre étranger assistait à la prise de Sfax, le "Monarch", frégate anglaise. Le commandant a été correct, en apparence. Sur l'invitation habile de son gouvernement, il a proposé tout d'abord son concours belliqueux qui fut décliné.

Plus tard, le commandant du Monarch envoya, pendant l'action des escadres, douze barriques d'eau fraîche aux soldats français, ses médecins et ses ambulanciers avec le pavillon blanc à croix rouge de la convention de Genève. II félicita, après l'action, les officiers français de son grade.

En l’espace de quelques jours, la population. Musulmane commence à revenir; elle se méfie toujours un peu, mais cela passera. Les Arabes insurgés sont toujours réfugiés dans les jardins de Sfax qui ont six lieues d'étendue. II faudrait une armée pour les traquer, mais il est probable que le terrible châtiment que les Sfaxiens ont subi pacifiera cette contrée.

On se figure sans doute en France que Sfax est une petite ville, un bourg fortifié, quelque village arabe perdu sur la côte sud de la Tunisie.
Or il faut savoir que Sfax était, après Tunis, la ville la plus importante de toute la Régence. Rivalisant avec Tripoli pour le commerce des huiles, des alfas, des plumes d'autruche, des fruits et des froments, Sfax venait avant Sousse, avant Monastir et avant Mahdia, ces trois ports d'exportation de la Tunisie, aussi inconnus des Parisiens qu'ils sont fréquentés des trafiquants méditerranéens, Grecs, Maltais, Algériens et autres.

Quinze mille habitants aisés demeuraient à Sfax. Après l’acte de guerre, ils commencent à revenir. Le colonel Jamais les a autorisés à rentrer en ville, mais à la condition d'être accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants : les célibataires sont soigneusement écartés; un conseil d'examen préside à ce triage et siège en permanence à la place.

Au lendemain de la prise de Sfax, il y a eu un petit marché aux portes de la ville. On y a vendu aux troupes et à l'escadre du raisin et des volailles ; c'est le commencement de la détente. Un ordre du colonel Jamais a prescrit hier la mise en accusation, devant le conseil de guerre, de tout soldat qui soustrairait un objet des maisons aujourd'hui rouvertes.

Le sous-gouverneur a repris ses fonctions, en attendant que Djellouli ose reprendre les siennes. Le vieux gouverneur de la ville est toujours réfugié à bord de l'Alma; il rentrera en ville demain, quand une centaine de familles seront réintégrées. Celles qui sont déjà revenues sont remises en possession de leurs maisons, ou du moins de ce qui reste : elles font en partie le "popotte" avec les troupiers, car il ne leur reste en général pas une fourchette ni une tasse. Tout a sauté en l'air ou s'est fondu dans le feu.

La veille de la prise de Sfax, entre minuit et une heure, il y a eu une alerte : cent cavaliers de la plaine environ sont venus attaquer les chameaux d'un groupe de Sfaxiens, campés à proximité de la ville et prêts à rentrer chez eux au petit jour. Ces Arabes vont sans doute sur Gabès et ont besoin de moyens de transport; ils ont vigoureusement attaqué les Sfaxiens qui, tous armés, se sont défendus. Nos Gardes ont été à leur tour attaquées par les cavaliers que les Sfaxiens avaient repoussés, et des feux de salve bien nourris en ont jeté bon nombre à terre.

Ces alertes nocturnes ne discontinuent pas ; elles entretiennent l'inquiétude du soldat, car, chaque nuit, on entend des coups de fusil autour de la ville. Les troupes françaises ont construit près des remparts arabes des tranchées en terre et des épaulements, en cas de retour offensif d'Ali Ben Khlifa, le grand meneur de toute l'affaire de Sfax, avec Ali Chérif, l'ancien commandant de place.

A Suivre ...

Petit Robert de la langue frantunçaise: Dictionnaire Français à la Tunisienne

Dictionnaire Français à la Tunisienne

A.
> A.di.S .L : ADSL
> Abaldemon : Abonnement
> Absonèss : Absence
> Ana fa : En avant (On y va)
> Apossible : Impossible
> Arièle : Arrière
> Avoucat : Avocat
>
> B.
> Barbuche : Barbiche
> Barrré : Barré (Sfax)
> Biemme : BMW
> Bilote : Belote
> Blakar : Placard
> Blé cié : Bleu ciel
> Bocock : Bangkok
> Boita : Boite de nuit
> Bon apti : Bon appétit
> Bon chonce : Bonne chance
> Bon soiré : Bonne soirée
> Boubelle : Poubelle
> Boution : Bottillon
> Bronjaze : Bronzage
>
> C.
> Calkil : Calcul
> Calkilatrice : Calculatrice
> Camira vidio : Caméra Vidéo
> Campisse : Campus
> Capoussin : Cappuccino
> Casquette bil fumée : Casque intégral (moto)
> Cassate : Cassette
> Chaché : Sachet
> Changeur : Echangeur
> Chantillon : Echantillon
> Chaquement : Echappement
> Chassé : Sachet
> Château brillant : Chateaubriand
> Chichoir : Séchoir
> Chignor : Perceuse
> Chirure : Singulier de déchirure (musculaire)
> Chmindifir : Chemin de fer
> Choucoulat : Chocolat chaud
> Chrono : Créneau
> Ci D : CD
> Ciquonte : Cinquante
> Cirquilaire : Circulaire
> Cliqui : Cliquer
> Clotire : Clotûre
> Comme même : Quand même
> Cornel : Corner
> Counoulya : Eau de Cologne
> Coursa : Course
> Croissant Chocolat : Pain au chocolat
> Crolophine : Chlorophylle
>
> D.
> De 1 à Z : de A à Z
> Dé : Deux
> Deucré : Décret
> Deulé : Délai
> Deusign : Design
> Dicor : Décor
> Dicoration : Décoration
> Dipart : Départ
> Diskeur : Disquaire
> Disser : Dessert
> Dokiment : Document
>
> E.
> Echappo aliîk: Chapeau !
> Ecri : Ecru
> Ectricien : Electricien
> Ectricité : Electricité
> El « Madame » : Epouse
> El « Monsieur » : Epoux
> El bitioutik : Antibiotique
> Emboutiaj : Embouteillage
> En Pa : En Panne
> Entilles : Lentilles
> Erroutikès : Route X
> Es’ston : Stand
> Essache : Chasse d’eau
> Essarej : Charge
> Essonterr : Centre
> Esspsial : Spécial
> Euzbienne : Lesbienne
>
> F.
> Fassiquile : Fascicule
> Fazita : Visite
> Fer’oui-saison : Fruits de saison
> Fixe : Téléphone Fixe
> Fiza: Visa
> Formati : Formater
> Frijidel : Frigidaire
> Froncé : Français
>
> G.
> Gabaré : Gabarit
> Guümés : Guillemets
>
> H.
> Hit’beurd : HOTBIRD
> Hache.O.C : H.E.C
>
> I.
> Importé : à Emporter
> Inflation : Inflammation
> Issistème : Système Informatique
> Issonce : Essence
>
> J.
> Jone : Jeune
> Jaurneaux : Journaux
> Ji d’orange de fraise : Jus de fraise
> Ji : Jus
> Jore : Genre
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> Karavat : Cravate
> Katsizou : Coup de ciseau
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> Klakso : Klaxon
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>
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> Quequeri : Quincaillerie
>
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> Renfort d’appel : Renvoi d’appel
> Reusultat : Résultat
> Revzion : Révision
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> Ronn’voi : Renvoi (d’appel)
> Routar : Retard
>
> S.
> Sandawich : Sandwich
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> Sipirieur : Supérieur
> Sirkilatio : Circulation
> Sirveillant : Surveillant
> Sississon : Saucisson
> Slip Amaricain : Boxer
> Sôn’ess : Sauce
> Spermatozuides : Spermatozoïdes
> Spiciale : Spécial
> Spicialiste : Spécialiste
> Spirateur : Aspirateur
> Stirio : Stéréo
> Stilou Bic : Stylo à Bille
> Strictire : Structure
> Surueux : Sérieux
> Syonce : Séance
>
> T.
> Talia : Italie
> Tarrrain : Terrain (Sfax)
> Taxiste : Chauffeur de Taxi
> Tchizeburger : Cheese Burger
> Terr’oi : Trois
> Thé en fusion : Thé infusion
> Ti.Vi.A : TVA
> Tiléfone : Téléphone
> Trozimportant : Trop important
>
> U.
>
> Un-normal : Anormal
>
> V.
> Vidio : Vidéo
> Vin blond : Vin Blanc
> Virguile : Virgule
>
> Amizi vô bien à enrichir lé dictionar.

الرئيس بن علي يرحب بكل والج إلى رئاسة الجمهوري



نعم...إنها كلمة ترحيبية بخط يد الرئيس بن على لكل من يلج إلى الموقع الالكتروني لرئاسة الجمهورية في إخراجه الجديد

حكمة غاندي


يُحكى أن غاندي كان يجري للحاق بقطار.. وقد بدأ القطار بالسير، وعند صعوده القطار سقطت إحدى فردتي حذائه فما كان منه إلا خلع الفردة الثانية ورماها بجوار الفردة الاولى على سكة القطار فتعجب اصدقاؤه وسألوه: ماحملك على مافعلت؟ لماذا رميت فردة الحذاء الأخرى؟ فقال غاندي بكل حكمة : أحببت للفقير اللذي يجد الحذاء أن يجد فردتين فيستطيع الانتفاع بهما.. فلو وجد فردة واحدة فلن تفيده وان ظلت هذه الفردة معى فلن تفيدنى ********** موقف لغاندي يرسم صورة انسانية بعيدة المدى لا انانية تحدها ولا حبا للتملك يصدها ولا حتى المحن توقفها إذا فاتك شيء فقد يذهب إلى غيرك ويحمل له السعادة فلتفرح لفرحه ولا تحزن على مافاتك فهل يعيد الحزن مافقدت؟ كم هو جميل أن نحول المحن التي تعترض حياتنا إلى منح وعطاء وننظر إلى القسم المملوء من الكأس لا الفارغ منه